Psychotraumatisme et violences
Parce qu'il ne suffit pas de "passer à autre chose."
Le trauma n’est pas une fragilité. C’est une réponse.
Une réponse intelligente de votre système nerveux face à quelque chose qui le dépassait au moment où ça s’est produit.
Ce qui vous entrave aujourd’hui (les flashbacks, l’hypervigilance, les réactions qui vous échappent, la dissociation, la honte, la difficulté à faire confiance) ne sont pas des signes que vous êtes « trop fragile·s » ou que vous exagérez. Ce sont des traces. Des empreintes laissées par des événements qui ont débordé votre capacité à les intégrer.
Ces traces ne se travaillent pas en cherchant à les effacer, ni en « passant à autre chose », mais en leur redonnant une place qui ne vous empêche plus de vivre.
Et les injonctions permanentes à « faire preuve de résilience » ou à « tourner la page » ? Elles ne font bien souvent qu’ajouter de la souffrance à la souffrance. Ce n’est pas ce que vous trouverez auprès de moi.
De quoi parle-t-on ?
Le psychotraumatisme peut prendre des formes très différentes. Il peut être lié à :
Des violences intimes et systémiques (violences conjugales, emprise, contrôle coercitif, violences sexuelles, inceste, violences intrafamiliales.) Des situations où la violence venait de quelqu’un censé vous protéger ou vous aimer. Des situations où l’entourage, les institutions, le monde autour ont minimisé, banalisé, ou nié ce que vous avez vécu.
Un événement unique et brutal — accident, agression, annonce médicale traumatique, événement imprévu.
Un trauma complexe et/ou développemental — quand c’est l’environnement dans lequel vous avez grandi qui n’a pas été suffisamment sécure, et que c’est le tissu même de qui vous êtes qui en porte les marques.
Dans tous les cas : vous n’avez pas à hiérarchiser votre souffrance pour avoir le droit d’être accompagné·e.
Ce que vous pourriez ressentir
Les manifestations du psychotraumatisme sont souvent mal comprises, y compris par celles et ceux qui les vivent.
Parmi les plus fréquentes on retrouve souvent:
– reviviscences, cauchemars, flashbacks, évitement de certaines situations, lieux, personnes, sensations, hypervigilance, état d’alerte permanent, difficulté à se détendre, dissociation, sentiment d’irréalité ou de déconnexion de soi, conduites à risque (addiction, hypersexualité, etc)
– honte, culpabilité, sentiment d’être abîmé·e , estime de soi dégradée, peurs envahissantes, TOCs, etc
– difficultés relationnelles, dépendance affective, peur de l’abandon ou de l’intimité, hyper-indépendance, etc
-réactions émotionnelles ou corporelles qui semblent disproportionnées
-épuisement profond sans cause apparente.
Ces manifestations ont un sens. Elles ont été utiles à un moment. Ce que nous allons explorer ensemble, c’est comment elles sont devenues des obstacles — et comment travailler à les intégrer, sans vous trahir ni vous placer en insécurité psychique et émotionnelle.
Mon approche
Je travaille à partir d’une lecture systémique, féministe et intersectionnelle du trauma.
Ça veut dire que je ne dépose pas le trauma ni ses conséquences uniquement sur vos épaules. Je prends en compte le contexte dans lequel il a eu lieu — les rapports de pouvoir, les violences institutionnelles ou culturelles qui ont pu le produire ou le renforcer, les mécanismes sociaux qui vous ont peut-être empêché·e d’être cru·e, entendu·e ou protégé·e.
Comprendre ces dynamiques, ce n’est pas minimiser la responsabilité des individus. C’est vous rendre une cohérence que le trauma vous a volée.
Je mobilise plusieurs approches selon ce qui est pertinent pour vous, à ce moment-là.
L’hypnose thérapeutique, dans laquelle je me suis spécialisée notamment via la formation Hypnose et Trauma d’Evelyne Josse (AFNH), offre un cadre de sécurité pour accéder aux ressources internes, travailler sur les croyances construites au moment du trauma, et accompagner le corps dans son processus de régulation.
Je suis également formée et supervisée en psychopathologie et psychotraumatisme.
L’hypnose présente également l’avantage de ne pas nécessiter de verbaliser en détail les événements, si ce n’est pas quelque chose que vous souhaitez ou vous sentez en capacité de faire dans un premier temps.
Dans tous les cas, nous partirons de ce que vous savez et pouvez nommer, sans jamais chercher à « fouiller ».
L’approche systémique permet d’explorer comment le trauma a façonné vos relations, vos loyautés familiales, vos schémas répétitifs — et comment le travail thérapeutique peut aussi se déployer dans ce champ-là.
La DTMA (Désensibilisation des Traumatismes par les Mouvements Alternatifs), méthode inspirée de l’EMDR, permet de retraiter les souvenirs traumatiques en réduisant leur charge émotionnelle — sans nécessiter de tout revivre dans les détails.
Ancienne présidente de la Ligue Contre le Viol Conjugal, je suis particulièrement sensibilisée aux traumatismes liés aux violences sexuelles et aux violences conjugales et intrafamiliales, et formée à la compréhension et à l’accompagnement des mécanismes spécifiques qui leur sont associés.
Ce que ça n’est pas
Ce n’est pas vous demander de relativiser ce que vous avez vécu. Ce n’est pas vous encourager à « voir le positif ». Ce n’est pas non plus vous demander de tout raconter dès la première séance — ni même jamais, si ça n’est pas nécessaire.
L’accompagnement se construit à votre rythme. À partir de ce que vous pouvez. Dans le respect de ce que vous portez.